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Tartinesque

Bienvenue à vous braves gens, ici, vous trouverez mes laissés-allés littéraires divers et variés...
Mercredi 30 avril 2008


Le baiser de secours

 

 

 

De tous les petits riens, les petits bouts de chose

Qu’étanchent les papiers où j’écris quelques fois

Celui-ci parmi tous, je ne le voulais pas.

Pas ça, pas tout à fait, autrement, autre chose.

 

La nuit étrange et belle qui recouvrait ta bouche

Je voulais l’essuyer en fermant les paupières

Mais elle est restée là sur mes lèvres entrouvertes

Qui ne voulaient aux tiennes qu’un baiser de secours

 

Rien de la jalousie, du mensonge du temps

Rien même du souvenir, rien des larmes de joie.

Aucun bout de promesse que j’aurais laissé là

Aucun espoir volé, aucun mariage en blanc.

 

Je voulais un bâillon fait de chair et de sang

Sentir battre mon cœur entre nos deux visages

Un baiser de secours sage comme une image

Au milieu d’une nuit comme on en a vu cent.

 

J’aurais souris alors sans demander mon reste

Et j’aurais disparu sans encombre et sans bruit

J’aurais rêvé ce soir, je n’aurais rien écrit

Qu’un petit bout de chose, ça ou rien, ça…ou presque…

par Félicien publié dans : Tartines littéraires
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Mercredi 20 février 2008

Une mèche de cheveux tombée d’on ne sait où

Un crâne qui se dévêt d’un bout de sa jeunesse

Et j’effleure mes chagrins d’une main bête et lente.

Les lèvres collées là au froid de la fenêtre

Les sourires embués sur le carreau qui gèle

Le souffle dans les reins d’un énième fantôme.

Une absence dans mon dos qui cherche sur mes reins

Un papier déchiré et l’écriture est morte

Rien ne se souvient plus et j’ai tout oublié.

Ca crève par ici, rien ne rime avec rien

Et je compte un deux trois les battements d’un cœur

Qui a perdu le goût des vieilles discussions.

Un sang salé et âpre porté en rouge à lèvre

C’est un bout de prénom qui flottait sur ma langue

Qui a claqué mes dents et habillé ma bouche.

Des bijoux arrachés à quelques souvenirs

Rouillent sans faire de bruit autour de mes doigts maigres

Et j’ai devant les yeux quelques mots qui s’émiettent

Un écran de fumée au bout d’une cigarette.

Ici, loin, quelque part, ailleurs, où sais-je encore ?

Je m’endors à l’endroit où j’ai fermé les yeux

Je ferme les paupières comme on ferme un cercueil

Une larme écrasée, la fleur du bout des yeux

Laissée là pour te plaire et pour te détester.

par Félicien publié dans : Tartines littéraires
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Mardi 15 janvier 2008
Sans Titre...


Ma main sur ton épaule, ton rire passait dessus

 

Il n’y a rien à faire, parfois on s’aime bien

 

Ma main sur ta poitrine, ton cœur battait dedans

 

Il n’y a rien à faire parfois on s’aime tant

 

 

 

Un peu de pluie bien sûr, le ciel n’à qu’à pleurer

 

C’est l’hiver parait-il, Il pleut sur les passants,

 

Je ne leur dirai pas, ne leur disons jamais

 

Qu’on ne croit ni à Dieu ni à la météo.

 

 

 

J’ai vu mille paysages, mille soleils brulants

 

Les quatre coins du jour lécher mille montagnes.

 

J’ai vu au creux des vagues mille reflets d’argent

 

Se coucher sous la nuit en grand manteau d’étoiles

 

 

 

Mais un bout de tissu a dévalé tes hanches

 

Et effacé d’un coup ce monde et tous les autres.

 

En effaçant d’un coup ce monde et tous les autres

 

Un morceau de tissu a dévalé tes hanches...

par Félicien publié dans : Tartines littéraires
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Mercredi 14 novembre 2007

Les poèmes esquintés

 

 

Le tangage sublime du vaisseau  dans ce livre

Une fois n’est pas coutume m’a donné la nausée

J’ai revu ton bateau, comme lui, j’étais ivre

Et je tournais les pages et ma tête tournait.

 


Il descendait, bien sûr, les fleuves que tu sais

Les peaux-rouges étaient là, les poteaux de couleurs…

Je perdais l’équilibre comme mille avant moi

Et tombait de merveille comme mille avant eux.

 


C’est que tout maintenant sent un peu son absence

Ce poème et les autres, les tableaux, les chansons…

Ce sont des coups de poings, des fracas de violence

Qui me saignent à blanc et me cognent le front.

 


Ou est-elle à présent si ce n’est dans ces lignes

Que jadis nous lisions elle et moi en secret ?

Qui lui tourne les pages ? Qui rit de ses bêtises ?

Qui  lui a pris la main ? C’est moi qui la tenais…

 

 
Et le monstre à deux têtes qui lisait tes poèmes

Il est mort, c’est comme ça, il ne faut rien en dire ?

Enterré, c’est ainsi, sans oraison funèbre ?

Je n’ai que mes deux yeux pour pleurer sur tes vers ?

 


Ici comme partout, elle est passé par là

Et coulé le bateau, égorgé l’équipage…

C’est ainsi les poèmes, ça devient des crachats

Aussitôt qu’un fantôme est passé sur la page…

 



par Félicien publié dans : Tartines littéraires
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Dimanche 28 octobre 2007


A Grand corps…

 

La vie c’est comme un cornet de glace… il y a ceux qui la croque à

pleines dents quitte à se faire mal, il y a ceux qui commencent par le

mauvais côté en se fichant pas mal de s’en foutre partout et il y a ceux

qui savourent tous les parfums de la pistache au café en passant par

les sorbets aux fruits rouges…La vie c’est comme une flûte à bec…Il y

a ceux qui l’apprennent en sixième parce que c’est obligé et ceux qui

voguent vers le pipo ou la flûte de pan. La vie c’est comme un livre, tu

passes les pages une à une et puis…pouf ! Plus rien, c’est fini…La vie

c’est comme une partie de dés…Tu lances…un coup c’est 1…un

coup c’est 6…on ne peut pas deviner…La vie c’est comme un voyage

en zeppelin, ça peut être beau et silencieux comme ça peut finir dans

les flammes…La vie c’est comme une soirée en copains, des fois c’est

drôle, des fois on s’emmerde… La vie c’est comme une bonne

diarrhée, ça fait mal au ventre mais ça arrive à tout le monde et puis,

c’est un peu dégueulasse, mais une fois que c’est fini, c’est fini. La vie

c’est comme la vie y’en a qui vivent et d’autres qui vivent pas… La vie

c’est comme les chansons à Grand Corps, y a dès fois on voudrait bien

que ça s’arrête.



par Félicien publié dans : Tartines littéraires
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